S.L. c. Commission scolaire des Chênes

Affaire judiciarisée
17/02/2012
Secteur concerné : Secondaire

Institution concernée

Commission scolaire des Chênes

457 Rue des Écoles
Drummondville, QC J2B 1J3
Canada

Domaine de droit

Droit de la personne

Tribunal

Cour suprême

Niveau d’instance

Suprême

Nature des motifs

Liberté religieuse ou de conscience

Personnes et institutions mises en cause

Administration, direction

Personnes ou institutions plaignantes

Parent(s)

Type de problème soulevé

Touchant les tâches: enseignement, recherche, services à la collectivité

Contenu de cours, matériel pédagogique

Description

Référence : 2012 CSC 7 (CanLII), [2012] 1 RCS 235

Partie à la cause

Demandeur : S.L. et D.J., parents d’élève

Défendeur : Commission scolaire des Chênes et procureur général du Québec

Faits

Le gouvernement québécois a décidé d’introduire un cours d’éthique et de culture religieuse qui remplace les cours d’éducation religieuse. Avant que le cour n’ait pu être donné, les demandeurs demandent à ce que leurs enfants soient exemptés de ce cours. Ils avancent que ce cours enfreint leur liberté de religion en les empêchant de transmettre leurs croyances à leurs enfants.

Question

Un programme scolaire qui présente différentes religions selon une perspective « neutre » viole-t-il la liberté de religion des défendeurs et leur droit de transmettre leurs croyances à leurs enfants ?

Bases légales mobilisées

Charte canadienne des droits et libertés¸art. 2 a).

Charte des droits et libertés de la personne, art. 3.

Décision

La Cour fait remarquer que l’objectif du cours n’est pas d’imposer une philosophie en particulier aux élèves. En outre, la Cour fait remarquer que les demandeurs avancent que ce cours porte atteinte à leur liberté de religion et non celle de leurs enfants.

L’État est tenu à une obligation de neutralité, c’est-à-dire qu’il ne peut favoriser aucune foi en particulier. La Cour souligne ainsi que « Suggérer que le fait même d’exposer des enfants à différents faits religieux porte atteinte à la liberté de religion de ceux-ci ou de leurs parents revient à rejeter la réalité multiculturelle de la société canadienne et méconnaître les obligations de l’État québécois en matière d’éducation publique. Bien qu’une telle exposition puisse être source de frictions, elle ne constitue pas en soi une atteinte à l’al. 2a) de la Charte canadienne et à l’art. 3 de la Charte québécoise » (Para 40.)

Enseignement`

Le droit des parents d’assurer l’éducation religieuse de leurs enfants ne leur permet pas de les protéger contre la présentation de conception du monde différentes des leurs pour autant que cette présentation n’ait pas une nature coercitive.