Richard Bilkszto

Affaire médiatisée
26/05/2021
Secteur concerné : Secondaire

Institution concernée

Toronto Catholic District School Board

Personnes et institutions mises en cause

Enseignant(s)

Type de problème soulevé

Touchant la gestion/les décisions des institutions

Harcèlement, surveillance, menaces et attaques personnelles

Description

En avril 2021, Richard Bilkszto, directeur d’école expérimenté au TDSB, participe à une session de formation sur la diversité, l’équité et l’inclusion (DEI) animée par l’Institut KOJO. Lors d’un échange, Bilkszto souligne que le Canada, bien qu’imparfait, présente un bilan moins négatif que les États-Unis en matière de racisme systémique. La formatrice, Kike Ojo-Thompson, réagit en l’accusant de perpétuer la « suprématie blanche » et de résister au processus éducatif, qualifiant ses propos de tentative de « décrédibiliser [ses] paroles ». Aucun représentant du TDSB n’intervient pour le défendre.

Conséquences immédiates

  • Bilkszto prend un congé maladie pour détresse psychologique, diagnostiquée comme liée à un événement professionnel. La Commission des accidents du travail (WSIB) reconnaît en août 2021 qu’il a subi du harcèlement et de l’intimidation lors de la formation, accordant une compensation pour perte de revenus.

  • Le TDSB ne rétablit pas Bilkszto dans son poste antérieur et annule un contrat temporaire qu’il devait occuper, malgré son expérience de 24 ans.

Poursuites judiciaires

  • En avril 2023, Bilkszto intente une action en justice contre le TDSB, réclamant 785 000 $ en dommages pour manquement contractuel, diffamation et absence d’enquête sur son signalement de harcèlement. Il accuse également le conseil scolaire de l’avoir exclu d’événements professionnels, dont une cérémonie de remise de diplômes qu’il avait contribué à organiser.

  • Le TDSB engage parallèlement une poursuite contre l’Institut KOJO pour négligence et violation de contrat, mais l’abandonne ultérieurement.

Décès et réactions

  • Le 13 juillet 2023, Richard Bilkszto meurt par suicide. Son avocate, Lisa Bildy, lie explicitement son décès au traumatisme subi lors des formations DEI, dénonçant un climat de honte et de culpabilisation inhérent à ces programmes.

  • Le ministre ontarien de l’Éducation, Stephen Lecce, ordonne une enquête sur l’affaire, promettant de « réformer la formation professionnelle » pour éviter de tels incidents.