Affaire Geovanny Villalba-Aleman

Affaire médiatisée
28/06/2023
Secteur concerné : Université

Institution concernée

Université de Waterloo

200 University Avenue West
Waterloo, ON N2L 3G1
Canada

Personnes et institutions mises en cause

Élèves, étudiants

Type de problème soulevé

De nature politique, idéologique, affectant l’institution (autonomie institutionnelle) ou les personnes (liberté individuelle)

Crime haineux

Description

Le 28 juin 2023, Geovanny Villalba-Aleman, ancien étudiant international de l’Université de Waterloo (Ontario), a perpétré une attaque au couteau dans une salle de cours dédiée aux études de genre. Armé de deux couteaux de cuisine, il a poignardé trois personnes : Katherine Fulfer, professeure associée en philosophie du genre, et deux étudiants âgés de 19 et 20 ans. Les blessures, bien que graves, n’ont pas mis en danger leur vie.

L’attaque a été qualifiée par la justice de crime haineux lié à l’expression et à l’identité de genre. Villalba-Aleman avait planifié son geste, publiant préalablement une déclaration en ligne exprimant son opposition aux enseignements sur le genre, qu’il percevait comme une « imposition idéologique ». Il a ciblé spécifiquement le cours de Fulfer, déclarant aux policiers avoir agi pour « protéger la liberté d’expression académique » face à des contenus qu’il jugeait problématiques.

Villalba-Aleman a plaidé coupable en juin 2024 à deux chefs d’agression grave, un chef d’agression avec arme et un chef d’agression causant des lésions corporelles. Le 17 mars 2025, la Cour supérieure de l’Ontario l’a condamné à 11 ans de prison, avec une période d’admissibilité à la libération conditionnelle après la moitié de sa peine. La juge Frances Brennan a souligné le caractère prémédité et « calculé » de l’acte, visant à semer la peur dans les espaces universitaires progressistes. Bien que le crime ait été motivé par la haine, la qualification de terrorisme a été écartée en l’absence de preuve d’une idéologie structurée.

L’Université de Waterloo a dénoncé une attaque contre la liberté académique, tout en renforçant les mesures de sécurité sur son campus. Le recteur Vivek Goel a affirmé que l’établissement resterait un lieu d’apprentissage inclusif, malgré les tentatives d’intimidation. Katherine Fulfer, dans une déclaration post-sentencing, a souligné l’importance de poursuivre les travaux sur la justice sociale et l’équité de genre.

Analyse

Pour en savoir plus :

1. Contexte de l’attaque et réactions universitaires

2. Procédure judiciaire et sentence

3. Erreur judiciaire post-sentencielle

4. Contexte mental et motivations

5. Réactions institutionnelles et sécurité

6. Impact sur les études de genre